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Nikon AF-S Nikkor 50mm ƒ/1.4 G
Initialement posté le 18 mars 2026
Acquis en août 2010, neuf
Toujours en possession
Je remonte un peu en arrière dans mon récit pour revenir sur mon ignorance initiale en termes d’ouverture photographique. J’utilisais mon boîtier réflex comme tout débutant en mode automatique, les fameux modes “scène”. Progressivement, une curiosité me pousse à passer en mode A et tester en plein jour l’impact que l’ouverture peut avoir sur une scène comportant plusieurs plans. C’est la révélation ! Je prends pleinement conscience de l’enjeu à bénéficier d’une grande ouverture. Entendons-nous bien, il ne m’aura fallu qu’une poignée de semaines. Fin août 2010, je reçois ce 50mm, pour son ouverture, certes, mais aussi parce que tout bon photographe doit avoir un 50mm. Oui, les clichés ont la vie dure. Et puis, sur APS-C, cette focale sort clairement de la focale “standard”. Bref, passons.
Cet objectif est critiquable sur sa netteté à pleine ouverture et sur sa vitesse d’autofocus, pour ne citer que les principaux défauts. Éventuellement, il a perdu en compacité par rapport aux générations précédentes.
Moi, j’y trouvais mon compte. Les portraits y prenaient une autre dimension. Je m’en sortais bien mieux à la nuit tombée. Et puis surtout, la distance minimale de mise au point de 45 cm en APS-C, c’était un ticket pour la proxiphotographie éthérée que je cherchais.
Quelques mois plus tard, j’ai découvert un objectif au rendu différent sur plein format, encore plus flatteur pour les portraits. Le seul point noir à ce changement de format, cela a été pour moi la distance minimale de mise au point, qui est devenue d’un seul coup une limite parfois gênante.
Je le possède encore aujourd’hui mais je ne l’utilise que rarement. J’avoue qu’il fait davantage “bouchon” pour le transport. Quand je l’utilise, je suis déçu par ses flous, inhérents à la formule optique en double-Gauss. Dans ma pratique photographique d’aujourd’hui, j’ai tendance à utiliser des focales plus grandes ou plus petites. Cette focale “normale” est devenue quelque part ennuyeuse. Triste sort pour le “nifty fifty”.